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2000


 Le CME est convaincu que partout au monde les femmes jouent un rôle
essentiel pour chaque
changement. Si les femmes ne sont pas acquises à une idée tout changement
est impossible.
En l'an 2000 le CME a pu réaliser plusieurs activités consacrées aux femmes
dans les sociétés
modernes et traditionnelles.
« Paysannes ici et là - une rencontre interculturelle entre les mondes
des
femmes «
Ce atelier a eu lieu du 14 au 18 août 2000 à Willisau, en Suisse. Cet
échange entre femmes
d'éleveurs de différentes cultures avait comme but
- provoquer de la curiosité pour l'AUTRE,
- ouvrir des fenêtres sur d'autres mondes des femmes d'éleveurs,
- soutenir le dialogue entre paysannes pour qu'il en résulte des relations
fortes et des échanges
enrichissants,
- partager les visions, les rêves et les réalités des femmes du Sud et du
Nord,
- réfléchir sur la nouvelle éthique dont l'élevage actuel a besoin.
Cet échange fait parti de l'approche interculturelle que le CME poursuit
depuis sa naissance.
Dans le cadre de l'atelier, une projection des films vidéo et une conférence
avec des écrivains
sur le quotidien des paysannes ont été organisées.
Documents :
. Photos de l’atelier « Paysannes ici et là » en Suisse
.
Article de presse : Willisauer Landbote, 8/2000
(pdf)
« Fenster in andere FrauenWelten - Regards mutuels »
C'est le titre de l'exposition photographique qui a été réalisée à
l'occasion dudit atelier
" Paysannes ici et là - une rencontre interculturelle entre les mondes
des femmes ".
Cette exposition ouvre des fenêtres dans un autre monde, un monde que les
citadins
d'aujourd'hui ne connaissent presque plus.
Les quatre séries de photos donnent accès à la vie quotidienne des paysannes
du Sud
et du Nord. Au premier regard on a l'impression de plonger dans le passé,
mais on réalise
que les actrices des photos vivent aujourd'hui, parfois lointain de chez
nous, dans une
société étrangère et inconnue, mais en observant précisément nous constatons
une
étrange parenté mutuelle entre les femmes travaillant dur et entre nos
grands-mères.
Ces moments forts sont dédiés à des paysannes d'ici et là, à des femmes qui
sont attachées
à la terre, à des femmes qui produisent chaque jour, qui donnent leur vie
pour produire du
vivant…, et qui ne réalisent à peine leur potentiel vivifiant.
L'exposition peut se louer. Contact :
condial@bluewin.ch
Documents :
. Article de presse


« Rôle des femmes dans les sociétés pastorales modernes et
traditionnelles : espérances, visions, perspectives »
Le 5ième forum du CME a eu lieu à St.Ulrich - en pleine Forêt Noire - du
21 au 25 août
2000Le forum a regroupé des participants, en grande majorité
des femmes, issues des
milieux éleveurs traditionnels africains et
asiatiques (Inde) et des milieux éleveurs modernes
de l'Allemagne et de la
Suisse. Des femmes actives dans des structures de développement
(projet,
ONG, association) de leurs pays étaient également présentes.
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Le
forum a focalisé son regard sur la condition de la femme en milieu paysan africain et européen, sur les visions et perspectives des paysannes. La rencontre s'est déroulée suivant deux cadres :
- Le matin, les participantes africaines, européennes et indiennes présentaient leurs interventions selon les thèmes : économie de subsistance, discussion de genre, formation
des paysannes - modèles du Sud et du Nord, stratégie et 'networking' des réseaux interculturels de femmes.
À ces exposés suivaient des débats.
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- Le
soir les participantes rendaient visite aux paysannes
de la région
et à leur fermes et se laissaient inspirées par
les
initiatives locales.
Ces visites
ont été l'occasion
d'échanges fructueux.
Les participantes du CME'2000 poursuivent tout attentivement les
explications de Inge Juckers du musée 'Vogtsbauernhöfe'. |
me Juckers qui a exposé la vie de la paysanne dans la ferme en prenant
pour cadre
la maison d'un fermier de 1737, aujourd'hui élément du musée.
Parlant de la vie de la femme à la ferme, Mme Juckers a développé ce qui
suit :
« Les filles, à un certain âge, travaillaient à la ferme, en remplacement
de la main
d'oeuvre extra familiale dont se sépare la ferme, une fois que la
fille est en mesure
d'y travailler et ceci jusqu'au mariage. Il n'y avait
pas de rémunération.
Mais elle préparait sa dot sans laquelle pas de mariage.
La dot constituait donc l
a rémunération des années de travail à la ferme
familiale.
La jeune fille devait travailler et avoir des qualités pour trouver un
bon mari de
sa classe sociale au moins. »
La messe et les fêtes religieuses étaient les seules occasions de
rencontre entre
jeunes. Une fois mariée, la jeune femme continuait à
travailler chez son mari comme
elle travaillait chez ses parents. Les jeunes
couples n'avait pas accès à l'argent
qui était toujours géré par les parents.
Il existait une forte pression de l'église pour la procréation chez les
femmes.
Les femmes qui ne pouvaient pas amener de dot restaient célibataires
toute leur vie.
À la première guerre mondiale, avec le départ des hommes en guerre, les
femmes
ont été obligées à gérer seules les fermes d'où leur prise de
conscience.
La mécanisation a également contribué à améliorer la situation
de la paysanne.
Pour conclure, Mme Juckers, à l'adresse des paysannes d'Afrique présentes,
a insisté sur la formation, l'éducation et le courage « qui sont facteurs de
changement ».
Les participants constataient ainsi que la paysanne européenne
a autant
souffert que la paysanne sahélienne africaine aujourd'hui. D'où la nécessité
pour elles de se battre ensemble.
Documents :
.
Rapport
général du CME 1999
(pdf)
. Photos du CME 1999 en Suisse
. Article de presse en allemand (pdf)
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